Archives pour la catégorie Actualités

Voici mes actualités

FIN DE RÈGNE POUR LE ROI DES FORAINS (1/4)

Marcel Campion contre Anne Hidalgo: la guerre est déclarée

30 JUILLET 2019 PAR HÉLÈNE CONSTANTY

Marcel Campion, le 8 novembre 2017, lors d’une manifestation devant les Galeries Lafayette. © Reuters

À bientôt 80 ans, Marcel Campion sera candidat aux municipales de 2020 à Paris contre Anne Hidalgo, qu’il adorait avant de la vouer aux gémonies. Une entrée en politique au goût de vengeance.

Trouver Marcel Campion à Paris, ce n’est pas compliqué. La grande table ronde centrale de La Guinguette, aux stores à rayures rouges et blanches, à l’entrée de la fête des Tuileries, dans les jardins du musée du Louvre, lui est réservée. C’est là que, du 21 juin au 25 août, hormis quelques jours de vacances dans sa villa de Saint-Tropez, le roi des forains reçoit ses amis, se tient informé des dernières nouvelles du monde des manèges et des autotamponneuses, et dit du mal d’Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Lorsqu’il a lancé l’idée, sur un coup de colère, en janvier 2018, on a cru qu’il blaguait. Mais non. À 80 ans l’an prochain, Marcel Campion sera bien candidat aux municipales de 2020 contre Anne Hidalgo, qu’il adorait avant de devenir son ennemi le plus acharné. « C’est Bertrand Delanoë, le maire sortant, qui m’avait présenté Anne Hidalgo, fin 2013. Elle me répétait qu’elle adorait la fête foraine, qu’elle trouvait mon marché de Noël formidable. Elle était véritablement enchanteresse. Je l’ai soutenue pendant sa campagne. »

Ceci est le premier épisode (1/4) d’une série d’été, à lire en version intégrale dans Mediapart.

Le scandale des fraudes agricoles s’étend en Corse

28 AVRIL 2019 PAR HÉLÈNE CONSTANTY

Après la Corse-du-Sud, la Haute-Corse est touchée à son tour par le scandale des fraudes aux aides agricoles européennes. Au cœur de l’affaire, une importante famille du monde agricole, suspectée d’avoir détourné des aides de la politique agricole commune.

Le scandale des fraudes aux aides agricoles européennes est en train de prendre un tour dramatique en Corse. Dans la nuit du vendredi 26 avril au samedi, un incendie a détruit la distillerie d’huiles essentielles exploitée par Pierre Alessandri, le responsable du syndicat agricole Via Campagnola (Confédération paysanne), à Sarrola-Carcopino, au nord d’Ajaccio.

Le procureur de la République d’Ajaccio a ouvert une enquête judiciaire pour incendie criminel commis en réunion, confiée à la gendarmerie. Cet incendie trouve vraisemblablement son origine dans les positions prises par Via Campagnola lors de la récente campagne électorale pour les élections des chambres d’agriculture. Ce syndicat minoritaire a en effet dénoncé les fraudes aux aides européennes avec fermeté, comme Mediapart s’en était déjà fait l’écho.

Jean-Sauveur Vallesi

Le 11 avril, quatre membres de la famille Vallesi ont été placés en garde à vue et leurs exploitations perquisitionnées par la gendarmerie dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le même jour par la procureure de la République de Haute-Corse Caroline Tharot, pour escroquerie aggravée et association de malfaiteurs.

La suite à lire dans Mediapart

Les lourds antécédents du procureur de la République de Nice

12 AVRIL 2019 PAR HÉLÈNE CONSTANTY ET PASCALE PASCARIELLO

Jean-Michel Prêtre, procureur de la République de Nice. © DR

Dans l’affaire des blessures de Geneviève Legay, militante d’Attac, lors des manifestations du 23 mars, le procureur de la République de Nice a jugé légitime de confier l’enquête à la compagne du commissaire chargé, ce jour-là, des opérations policières. La Direction des services judiciaires a décidé de saisir, ce vendredi, le procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence afin de convoquer le magistrat pour qu’il s’explique sur ces faits. Ce n’est pas la première fois que ce dernier assouplit à sa guise les règles de déontologie.

Le procureur de la République de Nice va finalement devoir rendre des comptes. Selon nos informations, la Direction des services judiciaires a saisi, ce vendredi 12 avril, le procureur général d’Aix-en-Provence afin qu’il convoque Jean-Michel Prêtre. Le procureur doit s’expliquer sur ses choix dans l’enquête préliminaire sur les blessures de Geneviève Legay. À la suite de cet entretien, la garde des Sceaux appréciera les suites à donner, a précisé le ministère auprès de Mediapart. 

Jean-Michel Prêtre, procureur de la République de Nice, a une conception bien personnelle des règles de déontologie. L’enquête préliminaire ouverte sur l’origine des blessures de Geneviève Legay, militante d’Attac, lors des manifestations du 23 mars, en est un exemple parmi d’autres.

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Cannabis : la grande lessiveuse

Au sommaire de La Revue dessinée numéro 23, en librairie le 6 mars, mon sujet sur le blanchiment de l’argent du trafic de cannabis, dessiné par le talentueux Pierre-Henry Gomont.

Plus d’un milliard d’euros, c’est la somme que brassent chaque année les trafiquants de cannabis en France. Alchimistes du marché de la drogue, ils sont passés maîtres dans l’art de changer l’herbe et la résine en or. Mais une fois la marchandise écoulée, comment rendre l’argent sale plus blanc que blanc ? En s’appuyant sur un réseau d’intermédiaires déployés sur trois continents. De l’Inde au Maroc, des petites mains de Seine-Saint-Denis aux évadés fiscaux des beaux quartiers parisiens, le circuit du blanchiment traverse des mondes que tout oppose. Impunément ? En 2012, la police judiciaire a décidé de frapper les trafiquants au portefeuille…

 

Mafia corse, entre réalité et fantasmes

 

Dimanche 17 février, j’étais l’invitée de l’émission Agora, diffusée par France 3 Corse Via Stella pour parler de la mafia corse, ou des mafias corses.

Sur le plateau, le journaliste Fabrice Laurent de Corse Matin et le chercheur Tommaso Giurati. Une émission préparée et animée par Sébastien Pisani.

Le tétraplégique, le repenti et l’improbable procès

 

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Le procès des assassins présumés de l’avocat corse Antoine Sollacaro devrait bientôt voir s’affronter un tétraplégique, présenté comme le chef du clan mafieux du Petit Bar, et le premier repenti de l’histoire judiciaire française. À moins que la cour d’appel ne décide de retarder l’échéance.

 

La confrontation publique entre le premier repenti de l’histoire judiciaire française et l’homme présenté comme le parrain du clan corse du Petit Bar aura-t-elle lieu un jour ? Patrick Giovannoni et Jacques Santoni devaient être renvoyés prochainement, aux côtés de trois autres personnes, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, pour l’assassinat du bâtonnier Antoine Sollacaro, à Ajaccio, le 16 octobre 2012 et la tentative d’assassinat de son ami Charles Cervoni, un mois et demi plus tôt.

C’est en tout cas ce qu’avait demandé le juge d’instruction Christophe Petiteau, de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, dans son ordonnance de mise en accusation (OMA), datée du 31 août 2018, que Mediapart a pu consulter.

Mais la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence pourrait en décider autrement, lundi 21 janvier. Saisie d’un double recours du parquet de Marseille et des avocats du principal accusé, elle peut choisir, soit d’ordonner la tenue du procès en l’état, soit de donner un délai supplémentaire pour poursuivre l’instruction de cette affaire hors norme.

On se souvient de l’émoi national suscité par l’exécution, en plein jour, d’Antoine Sollacaro, ténor du barreau ajaccien, criblé de balles au volant de sa Porsche par le passager d’une puissante moto BMW 1200, alors qu’il s’était arrêté, comme chaque matin, dans une station-service de la route des Sanguinaires pour y acheter son journal.

 

(….) La suite à lire sur Mediapart

Article publié le 19 janvier 2019