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Mafia corse, entre réalité et fantasmes

 

Dimanche 17 février, j’étais l’invitée de l’émission Agora, diffusée par France 3 Corse Via Stella pour parler de la mafia corse, ou des mafias corses.

Sur le plateau, le journaliste Fabrice Laurent de Corse Matin et le chercheur Tommaso Giurati. Une émission préparée et animée par Sébastien Pisani.

Le tétraplégique, le repenti et l’improbable procès

 

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Le procès des assassins présumés de l’avocat corse Antoine Sollacaro devrait bientôt voir s’affronter un tétraplégique, présenté comme le chef du clan mafieux du Petit Bar, et le premier repenti de l’histoire judiciaire française. À moins que la cour d’appel ne décide de retarder l’échéance.

 

La confrontation publique entre le premier repenti de l’histoire judiciaire française et l’homme présenté comme le parrain du clan corse du Petit Bar aura-t-elle lieu un jour ? Patrick Giovannoni et Jacques Santoni devaient être renvoyés prochainement, aux côtés de trois autres personnes, devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, pour l’assassinat du bâtonnier Antoine Sollacaro, à Ajaccio, le 16 octobre 2012 et la tentative d’assassinat de son ami Charles Cervoni, un mois et demi plus tôt.

C’est en tout cas ce qu’avait demandé le juge d’instruction Christophe Petiteau, de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, dans son ordonnance de mise en accusation (OMA), datée du 31 août 2018, que Mediapart a pu consulter.

Mais la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence pourrait en décider autrement, lundi 21 janvier. Saisie d’un double recours du parquet de Marseille et des avocats du principal accusé, elle peut choisir, soit d’ordonner la tenue du procès en l’état, soit de donner un délai supplémentaire pour poursuivre l’instruction de cette affaire hors norme.

On se souvient de l’émoi national suscité par l’exécution, en plein jour, d’Antoine Sollacaro, ténor du barreau ajaccien, criblé de balles au volant de sa Porsche par le passager d’une puissante moto BMW 1200, alors qu’il s’était arrêté, comme chaque matin, dans une station-service de la route des Sanguinaires pour y acheter son journal.

 

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Article publié le 19 janvier 2019

La Corse secouée par un scandale de fraude aux aides agricoles

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Le monde agricole corse est secoué par un scandale de fraude aux aides européennes. Selon l’association Anticor, 36 millions d’euros auraient été détournés entre 2015 et 2018, avec l’accord des services de l’État et la bienveillance des chambres d’agriculture.

 

En pleine campagne pour les élections des chambres d’agriculture, qui auront lieu fin janvier, le monde agricole corse est secoué par un scandale de fraude aux aides européennes. Selon l’association Anticor, qui a déposé plainte contre X auprès du parquet national financier le 3 décembre, 36 millions d’euros auraient été détournés par des agriculteurs, entre 2015 et 2018, avec « l’accord et la complicité des autorités de contrôle », c’est-à-dire les services de l’État et l’« accompagnement de personnes très bien informées de la complexité et des failles du système de distribution des aides », à savoir les chambres d’agriculture.

Cette plainte pour détournement, recel et blanchiment de subventions européennes, que Mediapart a pu consulter, est le fruit d’une longue et minutieuse investigation, conduite par des lanceurs d’alerte insulaires depuis début 2016. Nourrie de chiffres et de documents détaillés, elle s’appuie également sur un rapport confidentiel, réalisé en juin 2018 par l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), un organisme de la commission européenne chargé d’enquêter sur les fraudes au détriment du budget communautaire et les affaires de corruption, qui a mené une enquête sur place pendant plusieurs mois.

(…)

Article paru le 20 décembre 2018.
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L’assassinat d’Antoine Nivaggioni en BD

Au sommaire du numéro d’hiver #22 de La Revue dessinée, mon récit de l’enquête policière sur l’assassinat d’Antoine Nivaggioni en Corse.

Les tueurs ont été retrouvés et condamnés grâce aux traces ADN et au témoignage du premier repenti corse.

Un polar vrai sur fond de mafia corse et de contrôle de l’économie souterraine d’Ajaccio.

Dessins de Nicolas Pitz.

En vente dans toutes les bonnes librairies.

LRD #22 Nivaggioni

Borgo, la prison corse où les détenus règnent en maîtres

Dans la prison de Borgo, près de Bastia, les caïds font la loi, des surveillants deviennent complices des truands et les directeurs prennent peur. Enquête sur un établissement pénitentiaire à nul autre pareil.

Le 5 décembre dernier, dans le hall de l’aéroport de Bastia-Poretta, une grande brune aux cheveux longs, vêtue d’un blouson de cuir, a donné le baiser de la mort à Jean-Luc Codaccioni, un truand corse qui venait d’atterrir en provenance de Paris. Elle l’a embrassé et a échangé quelques mots avec lui, après avoir chaleureusement salué Antoine Quilichini, un autre repris de justice, surnommé « Tony le Boucher », venu accueillir le premier au retour d’une permission pour le reconduire à la prison de Borgo. Codaccioni y purgeait une peine de 4 ans. Un instant plus tard, Antoine Quilichini et Jean-Luc Codaccioni s’écroulaient sur le parvis de l’aéroport, criblés de balles par un tueur qui prenait la fuite à bord d’une Golf noire, en lançant aux passants interloqués : « C’est rien, c’est un film. »…..

Article paru dimanche 11 novembre 2018. La suite à lire sur  Mediapart